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Peut-on mentir sur son CV ?

Il y a encore quelques années, on a estimé que 75 % des CV comportaient des mensonges, de plus ou moins grande ampleur. Cette pratique, souvent minimisée, peut être source de graves problèmes. Il est donc essentiel de savoir si on peut mentir sur son CV.

Les différents types de mensonges que l'on trouve dans un CV


Le mensonge le plus fréquent est l'omission. À plus ou moins grande échelle, on oublie volontairement ou pas d'afficher une information perçue comme compromettante. Ainsi, lorsqu'on affiche son niveau d'étude à Bac+5, on peut oublier de marquer qu'on a bien effectué les cinq années d'études, mais que l'on n'a pas pu valider son diplôme. Il arrive également d'omettre un détail considéré comme pénalisant, comme l'adresse ou encore les lieux d'étude primaire ou secondaire.

Il y a par la suite les ajouts, comme une compétence que l'on ne maîtrise pas forcément, ou un hobby non pratiqué qui met l'accent sur un trait de caractère. Il est ainsi tentant de parler d'un stage en tant que CDD. La connaissance d'une langue peut également être surévaluée.

Enfin, il y a les mensonges frauduleux. On fait ainsi un faux CV avec de faux diplômes ou encore des expériences professionnelles inexistantes. Les motifs de départ dans les postes précédents font également l'objet de mensonges.

Des compétences testées pendant l'entretien


Un CV étoffé et enjolivé est un excellent moyen d'obtenir un rendez-vous pour un entretien d'embauche. Mais les lacunes et les omissions sont pour la plupart du temps mis à jour lors de ce rendez-vous, car les questions des recruteurs visent particulièrement à mettre en évidence les compétences édictées dans le CV.

Par exemple, un candidat qui signale savoir parler allemand a alors bien des chances de voir une partie de l'interview se dérouler dans cette langue. Les capacités techniques sont souvent testées en temps réel à travers une mise en situation. Chaque point découvert comme faux ou inexact joue ainsi en défaveur du postulant.

Les risques pour un candidat qui ment sur son CV


Se dire titulaire d'un diplôme que l'on ne possède pas est juridiquement considéré comme faux et usage de faux, puisqu'il s'agit d'un document à valeur légale. On risque ainsi une peine de prison ainsi que des milliers d'euros d'amende.

Il existe également d'autres cas de mensonges aux conséquences lourdes pour un candidat fraîchement recruté, mais qui a menti sur son CV. Si l'information trompeuse est essentielle à l'acquisition du poste, l'employé peut faire l'objet d'un licenciement pour faute grave. Si le mensonge est de moins grande ampleur et n'a pas été déterminant dans le recrutement, ledit employé pourra généralement garder son poste, mais au risque d'une perte de considération.

Dans tous les cas, au moment du recrutement, les responsables des ressources humaines procèdent de plus en plus à des vérifications auprès de leurs collègues pour chaque point important, même pour des expériences et des études à l'étranger. On risque alors de se dévaloriser auprès de tout le réseau et de compromettre ses chances de trouver un emploi auprès d'autres entreprises qui recrutent.

Le mieux est d'être sincère sur les compétences réellement acquises. Le CV doit en effet être le reflet de la réalité. L'essentiel est de savoir se mettre en valeur à travers une présentation soignée et des formules adaptées.


Auteur

Pierre-Gilles Bouquet (Linkedin) a travaillé durant 12 ans dans des fonctions de contrôleur de gestion, de consolideur et en cabinet d’audit et d’expertise comptable avant de créer le cabinet de recrutement Voluntae. Depuis plus de 6 ans, il apporte ses conseils et son expertise en recrutement dans le secteur de la comptabilité, des ressources humaines et de la finance d'entreprise.



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